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Comment expliquer son activité simplement quand on est entrepreneur ?

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Comment expliquer son activité simplement quand on est entrepreneur ?

« Et vous, vous faites quoi dans la vie ? »

Question toute simple.

Et pourtant, il y a des entrepreneurs qui savent exactement quoi répondre.

Et puis il y a ceux qui commencent par expliquer leur métier, enchaînent sur leurs différentes prestations, ajoutent une précision parce que « ça dépend », puis une autre parce qu’ils ont peur d’oublier quelque chose…

Et au bout de deux minutes, la personne en face n’est toujours pas certaine d’avoir compris.

Ça vous arrive ?

Ce n’est pas forcément que vous ne savez pas ce que vous faites.

C’est parfois simplement que vous n’avez jamais vraiment pris le temps de mettre votre activité en mots.

Quand on connaît trop bien son métier, on peut avoir du mal à l’expliquer

C’est assez paradoxal.

Plus on connaît son sujet, plus on a tendance à vouloir être précis.

  • On utilise les bons termes.
  • On explique notre méthode.
  • On parle de nos outils.
  • On détaille nos prestations.

Parce qu’on veut montrer qu’on maîtrise son sujet.

Mais la personne qui découvre votre activité n’a pas forcément besoin de tout savoir. Elle a d’abord besoin de comprendre :

Qu’est-ce que vous faites ?

Et parfois, une phrase toute simple vaut mieux qu’une explication de cinq minutes.

« Mais je ne peux pas résumer mon activité en une phrase ! »

Peut-être que non. Et ce n’est d’ailleurs pas le but.

Votre activité peut être complexe. Vous pouvez avoir plusieurs offres, plusieurs types de clients, plusieurs façons de travailler.

L’objectif n’est pas de tout faire rentrer dans une petite phrase parfaite. L’objectif est plutôt d’avoir une première façon simple d’expliquer ce que vous faites.

  • Une phrase qui fonctionne quand quelqu’un vous pose la question autour d’un café.
  • Une phrase que vous pouvez reprendre sur votre site.
  • Une phrase qui ne change pas complètement selon la personne à qui vous parlez.

Parce que si vous donnez cinq réponses différentes à « Vous faites quoi ? », votre interlocuteur doit lui-même essayer de comprendre ce qui relie tout ça. Et ce n’est pas vraiment son travail.

Commencez par répondre sans réfléchir

Prenez une feuille. Imaginez que vous venez de rencontrer quelqu’un. La conversation arrive naturellement sur votre activité :

« Et toi, tu fais quoi ? »

Répondez. Sans chercher la bonne formulation. Écrivez exactement ce que vous diriez à l’oral.

Même si ce n’est pas très élégant. Même si vous partez dans tous les sens. Même si vous utilisez un terme professionnel que vous employez depuis des années.

C’est justement intéressant de partir de cette première réponse. Ensuite, relisez-la. Et posez-vous une question toute simple :

Est-ce qu’un enfant de 12 ans comprendrait ce que je fais ?

C’est le test proposé dans la Fiche Message d’Élan & Réflexion. L’idée n’est évidemment pas qu’un enfant devienne votre cible. C’est simplement un moyen très concret de repérer les mots ou les formulations qui compliquent inutilement votre explication.

Maintenant, retirez ce qui vous fait chercher vos mots

Relisez votre réponse.

Y a-t-il des mots que vous n’utiliseriez jamais dans une conversation normale ? Des formulations que vous avez reprises d’un site concurrent, d’une formation ou d’un exemple trouvé sur Internet ? Des termes qui vous semblent professionnels, mais que vous devriez expliquer juste après ?

Commencez par les enlever. Puis recommencez.

Pas pour rendre votre activité plus simple qu’elle ne l’est. Pour rendre votre explication plus simple. Ce n’est pas la même chose.

Vous pouvez être très compétent dans votre domaine et parler avec des mots parfaitement accessibles. D’ailleurs, votre expertise ne disparaît pas simplement parce que vous utilisez des mots que tout le monde comprend.

Votre message n’a pas besoin de changer à chaque fois

C’est probablement l’un des points les plus importants.

Vous n’avez pas besoin de trouver une nouvelle façon de présenter votre activité chaque semaine. Vous pouvez avoir une base. Une manière de dire ce que vous faites. Puis l’adapter légèrement selon le contexte.

  • Un rendez-vous client ne ressemble pas à une bio Instagram.
  • Une présentation orale ne ressemble pas à une page de site.
  • Un post LinkedIn ne ressemble pas à une conversation autour d’un café.

Évidemment. Mais derrière tout ça, on doit quand même reconnaître la même activité.

C’est cette stabilité qui permet progressivement aux gens de comprendre ce que vous faites et de vous associer à quelque chose de précis.

Alors, à quoi ressemble un message clair ?

Pas forcément à une formule du genre :

« J’accompagne X à faire Y grâce à Z. »

Vous pouvez très bien ne pas parler comme ça. Commencez simplement par répondre à trois questions :

  • Qu’est-ce que je fais concrètement ?
  • Pour qui est-ce que je le fais ?
  • Qu’est-ce que cela change pour cette personne ?

Puis regardez votre réponse. Est-ce qu’elle ressemble à votre façon de parler ? Est-ce qu’elle est compréhensible par quelqu’un qui ne connaît pas votre métier ?

Et surtout :

Est-ce que vous pourriez la redire demain sans avoir besoin de chercher vos mots ?

Si oui, vous avez déjà une bonne base.

Vous voulez tester votre propre message ?

J’ai préparé une petite Fiche Message pour vous aider à poser votre activité en 30 secondes. Vous commencez par votre réponse spontanée à :

« Et toi, qu’est-ce que tu fais ? »

Puis vous la passez au fameux test de compréhension et vous simplifiez ce qui doit l’être.

Et si vous ne savez toujours pas quoi dire ?

Et si, en faisant l’exercice, vous vous rendez compte que vous ne savez toujours pas vraiment quoi dire… c’est peut-être que le sujet ne se situe pas uniquement dans les mots.

Il faudra peut-être revenir un peu plus en amont : votre cible, votre offre, votre positionnement ou même la direction que vous donnez à votre activité. C’est justement pour ça que ces cinq sujets sont liés.

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